HELIE DENOIX DE SAINT MARC, LEGION ETRANGERE,

 

Hélie Denoix de Saint Marc fût un très grand soldat et reste un officier admiré dans le monde combattant et bien au delà. C’est aussi aujourd’hui un auteur talentueux apprécié pour son humanisme et sa vision de notre monde, qu’il traverse avec courage, hauteur et don de soi. Issu d’une famille de la vieille noblesse française basée en Dordogne, il reçut une éducation plutôt classique et traditionnelle à une époque où le devoir et le travail étaient des valeurs fondamentales. En 1940 éclate la guerre qui aboutit à l’effondrement de la Nation. Hélie qui a 18 ans entre alors dans la résistance et joue le rôle d’agent de liaison. En Octobre 1941, Hélie prépare St Cyr à Versailles. Plus tard en 1943, il décide de quitter la France avec d’autres camarades de la préparation Saint Cyr. A la suite d’une trahison, Hélie et 15 de ses camarades sont arrêtés par la Gestapo. Hélie est déporté à Buchenwald, c’est-à-dire en enfer. A vingt et un ans il est un mort en sursis à la suite des nombreuses brimades et privations. Il « travaille » dans des conditions épouvantables dans une usine souterraine. En Avril 1945, il est libéré et soigné dans un hôpital américain. Il pèse alors 42 kilos. Après sa convalescence il intègre Saint Cyr dont il sort fin 1947 et choisit la Légion Etrangère. C’est une révélation pour Hélie. Après un séjour au Maroc, il part en 1948 en Indochine comme Lieutenant et c’est un envoûtement pour lui. Il participe à de nombreux combats et finit par commander une compagnie de partisans à TALUNG. C’est une des plus belles pages de son existence. En 1949, l’Armée est contrainte d’abandonner Talung. Ce premier abandon le marquera à jamais. En 1950, il rentre en France mais repart pour un second séjour en 1951 où il rejoint le fameux « BEP », Bataillon étranger de parachutistes. Son retour coïncide avec le commandement du Général de Lattre. Au BEP, il commande une compagnie de paras vietnamienne. Les combats succèdent aux combats au sein de cette troupe d’élite. Il rentre en France en 1953 et est affecté au 11ème choc en Septembre de la même année. Il repart en Indochine et se porte volontaire pour rejoindre Dien Bien Phu. Mais c’est bientôt la fin. Affecté au 1er BEP il quitte l’Indochine en Octobre 1954 car le bataillon est appelé d’urgence en Algérie. L’abandon des vietnamiens et des montagnards fidèles à la France constitue pour Hélie une véritable tragédie. C’est le commandant JEANPIERRE qui dirige le bataillon d’une main de fer et les opérations succèdent aux opérations dans ce pays très différent de l’Indochine. En Septembre 1955, le 1er BEP devient le célèbre 1er REP. En 1956, c’est l’opération avortée de Suez. Que de frustrations ! En janvier 1957 le 1er REP rejoint Alger pour démanteler l’organisation terroriste FLN qui y sévit. Hélie quitte le REP pour devenir chef de Cabinet du Général MASSU, chargé entre autres, des rapports avec la presse. Les paras gagnent la bataille d’Alger en faisant un boulot de police qu’ils n’avaient pas demandé à faire. Hélie s’impose par son rayonnement personnel et son honnêteté aux journalistes. L’un d’entre eux écrit : « J’ai toujours senti Saint Marc très attentif aux musulmans et à leurs droits à être Français..... » Plus tard, c’est le 13 mai 1958 qui est suivi par les grandes manifestations de fraternisation qu’Hélie n’oubliera jamais et qui lui amenèrent les larmes aux yeux.. En juin 1958, il prend le commandement du 3ème bureau de la 10ème division parachutiste chargé des opérations de cette grande unité d’élite. Hélie participe à toutes les grandes opérations des paras du Général CHALLE et petit à petit on peut dire que l’ALN est vaincue sur le terrain. En 1959, son beau frère Yves SCHOEN est tué à la tête de ses harkis et Hélie a de plus en plus de mal à comprendre la politique du Chef de l’Etat, le Général de Gaulle. Après un séjour en Italie, il rejoint la 10 DP comme sous-chef d’état major en Avril 1960. Il est clair à ce moment que De Gaulle veut se débarrasser à tout prix du « boulet algérien ». L ‘affaire Si Salah trouble un grand nombre d’officiers car c’était une belle opportunité d’arrêter les combats et de faire évoluer l’Algérie avec la France. Hélie réintègre le 1er REP en Avril 1960 comme second car l’atmosphère y est de plus en plus « chaude ». En Avril 1961, il prend le commandement du régiment par intérim. Le Général CHALLE convaint Hélie de se joindre à la rébellion de l’armée et c’est le putsch. Le 1er REP « prend » Alger sans avoir à livrer bataille. A la suite de nombreuses défections le putsch échoue. On connaît la suite. Pour protéger ses hommes et ses officiers le commandant Hélie de Saint Marc décide de se constituer prisonnier et il est transféré à la prison de la Santé. Il passe devant le Haut Tribunal Militaire en juin 1961. Sa conduite est exemplaire et sa déclaration au tribunal reste un grand moment. En voici un court extrait : « Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont ceux qui sont tombés à nos côtés. Ce lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours » Hélie est condamné à 10 ans de détention et est transféré à Tulle où sont regroupés les officiers supérieurs. Il y restera 5 longues années jusqu’en 1966. A sa sortie, grâce à des amis, il trouve du travail comme Directeur du personnel d’une entreprise lyonnaise. C’est une autre vie qui commence. Après une phase d’adaptation il adopte le monde de l’entreprise. Il décide de s’occuper d’associations caritatives et aide harkis, et boat people vietnamiens.

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